LE THINK TANK DES FRANçAIS EXPATRIés ou des binationaux résidant hors de France

Le think tank francais-etranger.org rassemble des citoyens français expatriés ou des binationaux vivant hors de France d'hier, d'aujourd'hui ou de demain et des experts internationaux francophones dans le but de contribuer au débat sur la recherche d'améliorations, de "best practices" pouvant être mises en oeuvre en France dans le cadre de réformes structurelles pour adapter notre pays aux réalités de la mondialisation.

mardi 29 décembre 2009

L’augmentation du nombre de fonctionnaires confirmée par la Cour des comptes

Dans un rapport publié le 16 décembre, la Cour des comptes met en exergue le fait que le nombre de fonctionnaires continue d’augmenter en France contrairement à ce que l’on pourrait penser en vertu de la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Ce rapport confirme les chiffres de l’iFRAP en évoquant + 36 % d’augmentation des effectifs publics entre 1980 et 2008. Nous avons en France 20 % d’agents publics dans la population active là où l’Italie en a 14 %, la Suisse 11 % ou le Royaume-Uni 9,5 %.

Cela a représenté, selon la Cour des comptes, un coût de 300 milliards, entre salaires et pensions, en 2007. Là où tous nos voisins européens baissent leurs effectifs, suppriment leurs statuts à vie ou les réserve aux agents ayant réellement des missions régaliennes, la France continue à embaucher dans le public des effectifs qui lui coûteront chacun , confirme la Cour des comptes, 3,5 millions d’euros « tout au long de sa vie ».

Et l’idée répandue en France qui voudrait que les pays dotés d’une proportion importante d’agents publics soient aussi ceux ou les agents relèvent d’un statut à vie est erronée. Proches de nos frontières, la plupart des pays dotés historiquement d’une fonction publique de carrière ont procédé à des réformes profondes de leur statut public. L’Italie est, parmi ceux-là, le pays qui a connu la réforme la plus radicale de sa fonction publique. Désormais, les agents publics italiens sont pour la plupart soumis au droit commun du travail à l’exception des magistrats, des militaires, des policiers, des diplomates des membres du corps préfectoral et des universitaires.

Un peu plus loin de chez nous, la Suède qui a aussi plus de 20 % de sa population active dans le secteur public, a fait passer quasiment tous ses agents publics (sauf militaires, policiers, magistrats et professeurs de l’enseignement supérieur qui relèvent toujours du statut) sous contrat de droit privé. Quant à la fonction publique allemande, elle est en diminution en moyenne de 1% par an pour un total de 4,6 millions d’agents. Avec 60% d’agents de droit privé et 40% de fonctionnaires sous statut n’ayant pas le droit de grève, l’Allemagne a un taux de fonction publique au sein de la population active de 11,3 %.

Déjà en 2008, le Livre Blanc sur la Foncation publique du conseiller d’Etat Jean-Ludovic Silicani soulignait l’immobilisme de la fonction publique française, comparée à celles de nombreux autres pays. Concentrant ses analyses sur sept d’entre eux –Allemagne, Canada, Espagne, Italie, Portugal, Royaume-Uni et Suède-, il constatait que le système français, celui des fonctionnaires poursuivant leur carrière sous la protection de leur statut, est loin d’être dominant : « la France est, avec l’Espagne, l’un des seuls pays d’Europe occidentale dans lequel les agents employés par des opérateurs publics pour l’exécution du service public administratif relèvent presque exclusivement d’un régime de droit public ».

Qui plus est, les pays qui se rapprochaient le plus du nôtre ont fait évoluer leur propre système, et cette évolution les éloigne du modèle de la fonction publique à la française. Ainsi, concluait le rapport Silicani, « des quatre pays disposant historiquement d’un système de fonction publique de carrière, à savoir l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la France, notre pays est le seul à ne pas avoir entrepris de réforme d’ampleur de sa fonction publique depuis vingt ans. »

Alors, quand Philippe Séguin déclare qu’il « y a urgence à mettre en place une politique globale de gestion des personnels publics », l’iFRAP se permet d’ajouter qu’il y a urgence à embaucher les personnels publics dont les missions ne sont pas régaliennes ou de souveraineté nationale sous contrats de droit privé type CDI ou CDD. Cela permettrait évidemment une gestion plus souple des ressources humaines et permettrait de remédier à l’effet « récompense aux mauvais élèves » que dénonce la Cour de comptes s’agissant de la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Aller plus loin que cette règle s’impose.

La fonction publique dans différents pays européens (données en millions)

FranceItalieAllemagne SuèdeSuisseRoyaume-Uni
Population totale65,060,082,09,17,661,0
Population au travail25,523,238,14,54,428,4
Nombre de fonctionnaires5,23,44,91,10,52,8
Fonctionnaires/Population au travail20,4 %14,6 %12,9 %24,8 %11,2 %9,7 %
- Sous Statut81 %15 %38 %0 %0 %10 %
- Sous Contrat19 %85 %62 %100 %100 %90 %
Indicateur de réduction des effectifs 95-05+ 1,1- 4,8+ 0,0- 6,5-+ 8,3
Calcul de la rémunération
FranceCorps, échelon, grade + primes aux responsabilités et à la performance
ItaliePerformance évaluée annuellement
AllemagneMérite et ancienneté
SuèdeNégociation annuelle et individuelle. Pas d’avancement automatique
SuisseFonction, expérience et performance évaluée annuellement
Royaume-UniResponsabilités et performance
Agnès Verdier-Molinié

Adresse permanente de cet article :
http://www.ifrap.org/La-Cour-des-comptes-confirme-l-augmentation-du-nombre-de-fonctionnaires,11452.html

samedi 26 décembre 2009

Répartition versus capitalisation : un débat dépassé

La France a longtemps entretenu une vision manichéenne du problème des retraites, en opposant la répartition à la capitalisation. Si la complémentarité des deux systèmes n'est plus a prouver, il est temps de se confronter au véritable choix : quel système mixte est le plus efficace ?

Le débat répartition-capitalisation a fait long feu et c’est une bonne nouvelle ! Finies les arguties théoriques non conclusives et les querelles idéologiques sans fin. Aujourd’hui, les partisans de la capitalisation doivent admettre que celle-ci ne résout pas tous les problèmes, tandis que ses adversaires sont contraints de reconnaître que la répartition seule ne permet pas de faire face au vieillissement…


L'exemple outre-Manche

A l’inverse en France, la réforme Fillon a consacré solennellement le choix de la répartition

Regardons du côté de la Grande-Bretagne : dans un pays qui a fait le choix, depuis de longues années, de privilégier la capitalisation au détriment de la répartition, Gordon Brown a dû accepter une forte revalorisation de la retraite de base par répartition pour faire face à l’explosion du nombre de retraités pauvres et la mise en place d’un instrument public de financement par capitalisation. A l’inverse en France, où le débat capitalisation-répartition a longtemps été virulent : la réforme Fillon a consacré solennellement le choix de la répartition, tout en affirmant le droit de chacun à avoir accès à un produit d’épargne-retraite par capitalisation.


Les systèmes mixtes

Dans un contexte de forte incertitude et de bouleversement démographique, le développement de systèmes mixtes apparaît comme une bonne solution

De manière plus générale, partout se développent des systèmes mixtes qui brouillent la frontière entre répartition et capitalisation. Dans un contexte de forte incertitude liée aux bouleversements démographiques à venir, le développement de systèmes mixtes apparaît comme une bonne solution : suivant le principe financier bien connu de la diversification, il s’agit de limiter le risque "en ne mettant pas tous ses œufs dans le même panier". Risque aussi bien financier (les rendements respectifs de la répartition et de la capitalisation sont en partie dé-corrélés à court terme) que politique (en anticipant une partie des charges futures, la capitalisation rend plus acceptable le système de répartition pour les jeunes générations).


Pour simplifier, on peut considérer que se dessinent deux tendances, non exclusives l’une de l’autre :

  1. des systèmes mixtes à plusieurs piliers : une épargne-retraite - individuelle et/ou collective, facultative (Pays Bas, Royaume Uni par exemple) ou plus rarement obligatoire (Suède) - en complément d’une retraite de base par répartition. Ce type de système n’est pas nouveau, mais les réformes récentes ont généralement consisté à développer le pilier de l’épargne-retraite à mesure que le taux de remplacement assuré par la répartition diminuait.
  2. des systèmes mixtes au sein d’un même pilier : un système de retraite par répartition partiellement provisionné. De nombreux pays se sont dotés d’un fonds de réserve chargé de gérer au mieux des réserves constituées pour financer partiellement le système par répartition au moment du plein impact du choc démographique (Suède, Japon, Canada notamment pour ceux qui ont réorganisé la gestion de réserves accumulées de longue date ; Norvège, Pays Bas, Irlande, Nouvelle-Zélande, Portugal etc. pour ceux qui ont créé un fonds récemment).


L'enjeu

La France n’a pas échappé à cette double tendance, même si elle reste encore au milieu du gué ! Avec la loi de 2003, elle s’est dotée d’instruments universels (PERP, PERCO) destinés à favoriser le développement de l’épargne-retraite ; en 2003 également, son Fonds de réserve pour les retraites a commencé à investir sur les marchés les sommes qui lui sont confiées. Bien sûr, l’épargne retraite demeure embryonnaire et le fonds de réserve pourrait être mieux doté... Il faut que le débat puisse approfondir ces deux tendances de manière pragmatique, en ayant conscience que le coût de la non-réforme sera supporté par les jeunes générations !


auteur: Groupe retraites-Débat & Co
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La gauche européenne va-t-elle disparaître ?

En 1997, 13 États membres, sur les 15 que comptait alors l’Union à l’époque, étaient gouvernés par des partis socialistes ou par des coalitions comptants des partis socialistes. En 2008, dans l’Europe à 27, seuls la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Portugal, la Lituanie, la Bulgarie et la Hongrie sont dirigés par des socialistes. Ils sont en coalition au Luxembourg, en Belgique et aux Pays-Bas (mais minoritaires) et, en Allemagne et en Autriche, ils dirigent le pays avec les chrétiens-démocrates au sein d’une grande coalition. Enfin, il faut ajouter la Slovaquie, un cas particulier, les socialistes ayant fait alliance avec l’extrême droite. Le paysage s’annonce encore plus désolé dans les deux ans à venir : selon toutes probabilités, les socialistes vont perdre le pouvoir en Allemagne, en Hongrie, en Bulgarie et en Grande-Bretagne et leur sort est très incertain en Autriche où le parti socialiste a choisi la voix populiste.

lire l'article sur Les coulisses de Bruxelles

dimanche 20 décembre 2009

Intervention de M. le Président de la République devant l'Assemblée plénière de la Convention climat des Nations Unies à Copenhague

Copenhague – Jeudi 17 décembre 2009

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais parler franchement.

Il y a un point qui nous rassemble tous, c’est que l’échec de Copenhague serait catastrophique pour chacun d’entre nous. Quelles que soient nos positions de départ, l’échec nous est absolument interdit. Tous, nous aurions des comptes à rendre devant l’opinion publique mondiale et devant nos opinions publiques.

Les scientifiques nous ont dit ce qu’il fallait faire, ils nous ont dit que nous étions la dernière génération à pouvoir le faire. L’échec est interdit.

Deuxième chose, il faut changer de braquet pour cette conférence ou nous allons droit à la catastrophe. La conférence de Copenhague ne peut pas consister en une succession de discours qui ne se confrontent jamais. Nous ne sommes pas ici pour un colloque sur le réchauffement climatique, nous sommes ici pour prendre des décisions.

Je demande donc qu’après le dîner ce soir, il y ait une réunion des principaux leaders de toutes les régions du monde pour enfin négocier sérieusement sur un texte de compromis. Il reste moins de 24 heures. Si on continue comme cela, c’est l’échec. Il faut une véritable réunion de travail, au niveau des décideurs.

Troisième remarque, tous, nous devons faire des compromis, tous, l’Europe et les pays riches, nous devons reconnaître que dans la pollution de la planète, notre responsabilité est plus lourde et plus grave que les autres et donc que nos engagements doivent être plus fort.

Les Etats-Unis d’Amérique, première puissance du monde, devront aller au-delà des engagements qu’ils ont annoncés, même si ces engagements marquent un progrès significatif.

La Chine qui a déjà annoncé des choses ne peut pas considérer que la transparence des efforts de chacun soit une remise en cause de la souveraineté de chacun.

Enfin, les éléments du compromis sont connus.

Qui osera dire que l’Afrique et les pays les plus pauvres n’ont pas besoin de l’argent, des 10 milliards de dollars pour les trois premières années et des 100 milliards d’euros à partir de 2020 ?

Qui osera dire qu’il est contre que cet argent soit donné aux plus pauvres ? Qui osera le dire, à cette tribune ou ailleurs ?

Je le dis à mes amis africains, si nous n’avons un accord, vous serez les premières victimes. Ne vous laissez pas voler cet accord dont vous avez besoin.

Qui osera dire que nous n’avons pas besoin d’un financement innovant qui taxera les transactions financières pour trouver les moyens de sauver la planète de la catastrophe attendue ? Qui osera à cette tribune dire : « on n’a pas besoin de financement innovant » ?

Troisième élément, qui osera dire à cette tribune qu’il ne faut pas un organisme, dont nous pouvons débattre à satiété de sa nature et de sa composition, pour comparer le respect des engagements de chacun ?

Qui osera dire que la transparence, c’est fait pour toute l’humanité sauf pour lui ? Qui osera le dire ? Qui osera venir à cette tribune pour dire cela ?

Qui osera dire que les 2 degrés d’augmentation de la température ne passent pas par la réduction de 50% des émissions dont 80% pour nous les pays riches, parce que nous avons une responsabilité historique ? Qui osera contester cette réalité historique ? Qui osera la contester ?

Qui osera contester le fait que sur l’argent que nous sommes prêts à utiliser, il faut en donner une partie significative pour les pays qui ont ce bien universel que sont les forêts et qui n’ont pas les moyens de gérer seuls le coût de la gestion de ce patrimoine mondial de l’humanité ? Qui osera le dire ? Qui osera venir ici pour contester cette réalité ?

Qui osera contester que les pays pauvres d’Afrique, les pays pauvres d’Asie, voire l’Inde, n’ont pas besoin de l’argent que nous sommes prêts à mobiliser et qu’ils ne peuvent pas être traités dans les mêmes conditions que ces géants de demain et d’aujourd’hui que sont le Brésil ou la Chine ? Qui osera le dire ?

J’espère que vous m’avez compris, mes chers amis, le temps travaille contre nous. Arrêtons les postures, rentrons vraiment dans la négociation. Certains veulent garder Kyoto, gardons Kyoto. D’autres adorent le texte du négociateur maltais, gardons le texte, mais mettons nous d’accord sur un chapeau politique qui reprend peu ou prou les engagements politiques dont je viens de parler.

Négocions cette nuit d’arrache-pied et demain, entérinons tous ensemble l’accord qui aura été posé et donnons nous six mois après la conférence de Copenhague pour transformer ces engagements politiques en texte juridique.

Mesdames et Messieurs, pas un seul d’entre nous ne s’en sortira s’il n’est pas à la hauteur de la responsabilité historique de Copenhague. La question est posée maintenant, tout de suite. C’est tout de suite qu’il faut commencer à négocier. Sachez en tous cas que la France et l’Europe y sont prêtes.

Je vous remercie.

mardi 8 décembre 2009

L'importance croissance des diasporas dans la démocratie directe : un effet de la mondialisation?

Traian Băsescu élu président par la diaspora roumaine

C'est surement un fait nouveau dans l'histoire de la démocratie que la diaspora d'un pays ne peut plus être ignorée, ou simplement traitée de privilégié mais constitue désormais une force politique qu'il ne faudra plus négliger sous peine de perdre des élections capitales.

Nicolas Sarkozy l'a bien compris en étant l'artisan, dès son élection en tant que Président de la République, et l'un des rares défenseurs du changement des institutions françaises qui permettra aux français résidant hors de France d'élire onze députés "de l'étranger".

Rendez-vous donc en 2012 pour savoir si les 1.400.000 électeurs français établis à l'étranger reproduiront ce "schéma démocratique Roumain globalisé".

147.754 citoyens roumains établis à l’étranger ont voté au second tour de l’élection présidentielle en Roumanie. D’après le Bureau électoral pour le vote à l’étranger, 115.831 citoyens roumains de la diaspora ont voté pour Traian Băsescu, et seulement 31.045 pour Mircea Geoană. Dans un contexte où la différence du nombre de voix entre les deux candidat est de seulement 77.944 votes, la diaspora a eu un rôle décisif dans cette élection.

Différence entre Traian Băsescu et Mircea Geoană : 77.944 votes

Le candidat à l’élection présidentielle en Roumanie Traian Băsescu (centre-droit) mène avec 50,37% du nombre de votes exprimés, tandis que Mircea Geoană (gauche), l’autre candidat au second tour, a obtenu 49,62% des voix, suite au décompte du nombre de votes de 99,13% de sections, annonce le Bureau électoral central (BEC). Au deuxième tour de l’élection présidentielle se sont présentés aux urnes 57,94% des citoyens roumains avec droit de vote.


[source : Evenimentul Zilei et www.roumanie.com]

vendredi 20 novembre 2009

Les français en forte augmentation à l'étranger

Malgré (ou du fait de) la crise, la croissance du nombre des français résidant à l'étranger s'accélère (+100.000 en 2008).

En effet, au 31 décembre 2008, il y avait 1.427.046 expatriés inscrits au registre consulaire des Français établis hors de France, soit 7,6 % de plus qu'un an auparavant. Mais en fait ce serait plus de 2,4 à 2,8 millions de français qui résideraient à l'étranger.

C'est une nouvelle donne importante qui avec la future représentativité à l'Assemblée Nationale en 2012 va permettre à la communauté française expatriée de peser de plus en plus sur les choix politiques de la France. Déjà le poids dans l'économie française des français de l'étranger est essentiel avec les grands groupes mais de plus en plus aussi avec des entrepreneurs et des artisans se lançant dans l'aventure à l'étranger.

La croissance économique de plusieurs pays ou continents attirent des sociétés et des français ne se satisfaisant plus de la faible croissance française ou du manque de création d'emploi.

Le think tank francais-etranger.org avait prévu que cette tendance devait s'accélérer tant que notre pays n'aura pas réformé un système étatique de plus en plus anachronique et anti-compétitif dans la mondialisation de l'économie. Des progrès sont en cours, notamment avec le choix de relancer les investissements sur de grands projets du futur, la suppression de la taxe professionnelle. Mais dans un monde où tout va si vite, la réforme de la France est beaucoup trop lente surtout avec le retard pris entre 1990 et 2006.

Alors combien de français résidant à l'étranger en 2020 ? Si l'on projette la tendance 1995-2008 il faut s'attendre à plus de 3,5 millions de français à l'étranger dont 2,2 millions inscris sur les listes consulaires. Cependant, si la France n'améliore pas son attractivité pour les jeunes, les talents et autres entrepreneurs le chiffre pourrait être beaucoup plus élevé. En effet, la croissance des échanges d'étudiant, du niveau en langue étrangère, du nombre des retraités attirés par le soleil,... sont des facteurs récents qui vont augmenter naturellement le nombre d'installation de français hors des frontières.

Christian Le Maître
Président francais-etranger.org
Administrateur de l'UFE Roumanie

France-Diplomatie : Statistiques sur les Français résidant a l’étranger au 31 décembre 2008 (09.04.09)

La population française inscrite sur le Registre consulaire des Français établis hors de France s’élevait au 31 décembre 2008 à 1 427 046 personnes, soit une hausse de 7,6 % par rapport à la population enregistrée un an auparavant.

Le nombre de nos compatriotes expatriés a augmenté régulièrement au cours des dix dernières années, selon un taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 3, 6 %.

48 % des Français inscrits sont installés en Europe, 20 % en Amérique et 15 % en Afrique. L’Asie-Océanie et le Proche et Moyen-Orient ne représentent que 8,5 % et 6, 6 % des inscrits mais ce sont les deux régions qui enregistrent la plus forte croissance, avec respectivement + 10 % et + 12,6 %.

L’inscription au Registre, tenu par l’ensemble de nos ambassades et consulats, est une démarche facultative mais que le ministère des Affaires étrangères et européennes recommande vivement. Elle permet en effet de faciliter les démarches administratives et consulaires, comme la délivrance de documents d’identité, la participation à certaines élections et la réception d’informations diffusées par nos ambassades et consulats, notamment sur les questions de sécurité. La population totale française à l’étranger est estimée à plus de deux millions de ressortissants.


Voir aussi l'article de latribune.fr : http://www.latribune.fr/carrieres/la-tribune-du-manager/articles-non-visibles/20091109trib000441803/plus-de-deux-millions-de-francais-a-l-etranger.html

La moitié d’entre eux (48 %) est installée en Europe, 20 % en Amérique et 16 % en Afrique. L’Asie-Océanie et le Proche et Moyen-Orient ne représentent que 9 % et 7 % des inscrits, mais ce sont les deux régions qui enregistrent la plus forte croissance, avec respectivement + 10 % et + 12,6 %. L’inscription au registre consulaire étant facultative (mais vivement recommandée), tous les Français qui s’expatrient n’y sont pas inscrits. En réalité, ils seraient au total quelque 2,2 millions à travers le monde, une population hétérogène, mais bien intégrée. Selon une étude, menée en 2008, par la Maison des Français de l’étranger, plus de 80 % d’entre eux affirment bien maîtriser la langue de travail locale. Et seuls 19 % disent éprouver des difficultés majeures à s’insérer dans la vie sociale de leur pays d’adoption..... voir la suite

Les puissants de notre monde selon Forbes

The World's Most Powerful People :

  1. Barack Obama
  2. Hu Jintao
  3. Vladimir Putin
  4. Ben S. Bernanke
  5. Sergey Brin and Larry Page
  6. Carlos Slim Helu
  7. Rupert Murdoch
  8. Michael T. Duke
  9. Abdullah bin Abdul Aziz al Saud
  10. William Gates III
  11. Pope Benedict XVI
  12. Silvio Berlusconi
  13. Jeffrey R. Immelt
  14. Warren Buffett
  15. Angela Merkel
  16. Laurence D. Fink
  17. Hillary Clinton
  18. Lloyd C. Blankfein
  19. Li Changchun
  20. Michael Bloomberg
  21. Timothy Geithner
  22. Rex W. Tillerson
  23. Li Ka-shing
  24. Kim Jong Il
  25. Jean-Claude Trichet
  26. Masaaki Shirakawa
  27. Sheikh Ahmed bin Zayed al Nahyan
  28. Akio Toyoda
  29. Gordon Brown
  30. James S. Dimon
  31. Bill Clinton
  32. William H. Gross
  33. Luiz Inacio Lula da Silva
  34. Lou Jiwei
  35. Yukio Hatoyama
  36. Manmohan Singh
  37. Osama bin Laden
  38. Syed Yousaf Raza Gilani
  39. Tenzin Gyatso
  40. Ali Hoseini-Khamenei
  41. Joaquin Guzman
  42. Igor Sechin
  43. Dmitry Medvedev
  44. Mukesh Ambani
  45. Oprah Winfrey
  46. Benjamin Netanyahu
  47. Dominique Strauss-Kahn
  48. Zhou Xiaochuan
  49. John Roberts Jr.
  50. Dawood Ibrahim Kaskar
  51. William Keller
  52. Bernard Arnault
  53. Joseph S. Blatter
  54. Wadah Khanfar
  55. Lakshmi Mittal
  56. Nicolas Sarkozy
  57. Steve Jobs
  58. Fujio Mitarai
  59. Ratan Tata
  60. Jacques Rogge
  61. Li Rongrong
  62. Blairo Maggi
  63. Robert B. Zoellick
  64. Antonio Guterres
  65. Mark John Thompson
  66. Klaus Schwab
  67. Hugo Chavez

jeudi 19 novembre 2009

Crise : quel statut négocier à l'international ?

Article L'Expansion - Source : http://www.lexpansion.com/carriere/formation-professionnelle/crise-quel-statut-negocier-a-l-international_179080.html

Négocier une mobilité internationale en période de crise, qu'il s'agisse du statut ou du type de contrat, ne s'improvise pas. Marche à suivre avec Jacques-Olivier Meyer, dirigeant d'Intelfi, cabinet de conseil en Ressources humaines internationales.


Priorité n°1 des entreprises en période de crise : se positionner sur les marchés en croissance, souvent lointains et bien plus exposés à la concurrence que les marchés domestiques, y compris sur les conditions d'emploi (statut, rémunération, avantages). Négocier une mobilité internationale dans ce contexte requiert une connaissance fine de la région ou du pays visé, un véritable projet professionnel et personnel, une adaptabilité à toute épreuve à des conditions changeantes, parfois à très court terme et un pragmatisme absolu quant à la négociation de ses conditions de mobilité (statut, réseau, pratique). Pour autant, si l'entreprise choisit d'exporter des compétences et ceux qui les détiennent, c'est bien parce qu'elles n'existent pas en local. Il est donc légitime de négocier et d'obtenir des «plus» par rapport au statut des salariés locaux.

Voici quelques points de méthode pour s'engager dans cette voie :

I - Le contrat international : au cas par cas

Le contrat de travail international type n'existe pas. C'est la combinaison de 3 facteurs qui définit le statut d'un salarié en mobilité internationale :

1. le coût, sous contrôle de la DRH et de la Direction financière et de la filiale qui emploie le salarié.
Ce qui coûte : la rémunération, la protection sociale et les mesures d'accompagnement de la mobilité
2. le niveau de protection accordé, notamment quant aux conditions de retour, question d'ordre juridique, sous le contrôle de la DRH centrale et/ou du Comité de direction (PME)
3. la qualité de gestion des emplois et des carrières, pour sa partie prévisionnelle, sous la responsabilité des opérationnels et de la DRH, nécessitant pour être efficace l'implication de la direction générale

On rappelle ici que la crise a pour effet d'accroître le taux d'échec au retour; au sein des sociétés du SBF 120, 1/3 des «expatriés» quitte l'entreprise dans les 2 ans suivant son retour, pas toujours de son plein gré. Ce taux d'échec est d'abord conditionné par ces 3 facteurs à négocier avant le départ (cf.supra), parfois plus que par la qualité des réalisations du salarié à l'étranger.

II - Les différents statuts, les pratiques de crise

Le détachement (5% de la pratique des entreprises) permet une affectation dans un autre pays tout en conservant le bénéfice intégral d'une protection sociale dans le pays d'origine, sans suspension du contrat d'origine. C'est le statut le plus protecteur pour le salarié, désormais le moins utilisé car très coûteux. Il est encore obtenu par des dirigeants au niveau direction de filiale ou expertise.

L'expatriation (30%) «localise» le salarié tout en lui garantissant la reprise des effets de son contrat de travail d'origine au terme de l'expérience à l'étranger. Selon qu'on s'expatrie en Europe ou hors Europe, les incidences, notamment sur le retraite peuvent être majeures. Hors Europe, la compensation de la retraite est une question à négocier, au même titre que le contenu du poste, la rémunération et les mesures d'accompagnement (professionnelles, familiales, personnelles) de la mobilité.

Sous contrat local (55%) le salarié se retrouve à égalité avec le personnel local. Sauf négociation volontaire, il ne dispose plus d'aucune garantie de réemploi dans son pays d'origine, son contrat d'origine ayant été rompu au moment du départ («contrat local» stricto sensu : 20%). C'est pourquoi il est souhaitable de négocier des mesures d'accompagnement afin d'obtenir un «contrat local +» (35%). Ces mesures peuvent porter sur :

* le statut au moment du retour dans le pays d'origine
* des mesures d'accompagnement financier de la mobilité, dégressives ou versées une seule fois
* la prise en charge, partielle ou totale, des compensations pour la retraite

Le «commuting» et la mission internationale (5%) sont des statuts généralement négociés pour des durées courtes (environ 1 an) et permettent de mobiliser dans des pays limitrophes des managers ou des experts qui retrouvent chaque week-end leur pays d'origine. C'est le statut qui, du point de vue de l'entreprise, est le moins coûteux puisque ces déplacements réguliers n'ont pas pour l'entreprise d'autre conséquence que de régler au salarié ses frais de déplacement et d'hébergement.

Le VIE (Volontariat International en Entreprise) est un statut réservé aux jeunes diplômés. Il s'applique à 5% des mobilités internationales et permet aux entreprises souhaitant se développer à l'Export d'utiliser à un coût restreint les compétences et l'engagement de jeunes diplômés. L'objectif de 10 000 VIE en 2009 (Ubifrance) représente à la fois un avantage pour les entreprises (coût très compétitif) et un degré de liberté en moins pour ceux qui auraient souhaité négocier certaines de leurs conditions, du moins avec le siège de leur entreprise en France.

Aujourd'hui, la majorité des salariés tentés par l'international recherche une expatriation, alors que les entreprises annoncent privilégier le contrat local. Doit-on absolument se battre pour obtenir une expatriation ?

Pas nécessairement. En effet, bien négocié, un contrat local peut s'avérer du point de vue du salarié équivalent, voire plus avantageux qu'un contrat d'expatriation. Stricto sensu, la reprise des effets du contrat de travail d'origine ne présente pas d'intérêt si aucun poste correspondant aux compétences du salarié n'est disponible au moment du retour.

Enfin, si l'entreprise ne souhaite accorder ni statut d'expatrié, ni contrat local +, la question d'un recrutement local, plutôt que celle de l'envoi d'un salarié dans le pays, mérite d'être posée.

Source : http://www.lexpansion.com/carriere/formation-professionnelle/crise-quel-statut-negocier-a-l-international_179080.html

vendredi 13 novembre 2009

Faudrait il élire le Président de l'Europe au suffrage universel?

Il est vrai qu'il peut sembler peu démocratique que le Président de l'Europe soit de fait coopté et désigné par quelques personnes puissantes. Un vote au suffrage universel serait surement un symbole fort permettant de créer le début d'une identité européenne.

Alors pour alimenter le débat et que chacun puisse se faire une idée, voici un article sur l'élection des Présidents au suffrage universel dans le monde et le lien du site de la Fondation Robert Schuman sur lequel vous pouvez donner votre avis sur le prochain Président de l'Europe.

Donnez votre avis sur le futur Président : http://www.robert-schuman.eu/vote.php

Article de Jocelyne George :
« Raymond Huard, L’élection du président au suffrage universel dans le monde », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique [En ligne], 92 | 2003, mis en ligne le 14 septembre 2009. URL : http://chrhc.revues.org/index1396.html

EXTRAIT : "Une histoire planétaire en 150 pages de petit format (19/12) sur un sujet « inaperçu » jusque là, voilà ce que nous offre cet essai transformé à partir d’un article publié en 2002 dans la revue La Pensée 1. L’auteur poursuit sa réflexion sur les institutions politiques, élargissant son domaine de la France au monde entier 2. Il part d’un constat : l’élection du président d’un État au suffrage universel était un phénomène minoritaire, il est devenu un phénomène majoritaire. Pourquoi ? En quatre chapitres d’une clarté réjouissante, il nous emmène à travers les siècles et les continents. Dans un dernier chapitre il fait le bilan de cette traversée.

Du XVIIIesiècle à la fin du XIXe, deux états seulement osent élire le représentant de l’exécutif : les Etats-Unis et la France . Dans le premier pays, à sa naissance, le scrutin est censitaire, il s’élargira ensuite, mais c’est donc d’un « faux modèle » dont il s’agit. La France, en 1848 applique à la désignation de l’exécutif le suffrage universel récemment redécouvert : Louis-Napoléon Bonaparte est élu dont le coup d’état en 1851 ruine ce qui était une véritable innovation. ..."

jeudi 29 octobre 2009

L'expatriation des français et la crise

Les expatriés sont de plus en plus de jeunes célibataires et le nombre d'expatriés des grands groupes diminue. Cependant le nombre d'entrepreneurs français qui se lancent à l'étranger augmente, ainsi que le nombre de retraités.

Ci-après un excellent article de MURIEL JASOR, avec MICHEL DE GRANDI (À TOKYO) ET GILLES SENGES (À MADRID) pour Les Echos.

L'expatriation est-elle soluble dans la crise ?
[ Article Les Echos 29/10/09 ]
La crise économique pousse les entreprises à une gestion plus rigoureuse de leurs salariés à l'étranger. Les profils, les destinations ou les missions des expatriés changent, et les employeurs ont tendance à privilégier le développement sur place de talents locaux.

Depuis le début de la crise et jusqu'au printemps dernier, quantité de financiers de la « Froggy Valley » (South Kensington), le quartier français de Londres, ont regagné la France. Durant l'été, les retours depuis la Russie se sont également multipliés. « Beaucoup d'expatriés à Moscou sont rentrés en France l'été dernier, car des entreprises françaises - dans l'immobilier notamment - ont décidé d'y baisser la voilure » , explique un Français resté sur place. Le Japon aussi a connu de nombreux départs de financiers et de cadres employés par l'industrie du luxe. Certains sont rentrés, quelquefois pour suivre l'activité Asie depuis l'Hexagone. D'autres - notamment des banquiers de BNP Paribas ou de Société Générale - ont déménagé à Hong Kong, ville moins chère que Tokyo.

Des pays comme l'Australie ou encore Singapour seraient eux aussi touchés par une vague de départs. Et l'activité de certains lycées français locaux s'en ressent. En Australie, à Singapour mais aussi en Russie : « 30 % des camarades de ma fille au lycée français sont partis »,explique un cadre dirigeant depuis Moscou. Contrairement aux établissements scolaires français de New York, de Madrid ou au lycée Charles-de-Gaulle de Londres, toujours très sollicités malgré la récession économique, le lycée de Moscou, qui, un temps, planifiait des travaux d'implantation sur un nouveau site, n'en parle plus aujourd'hui.

Le difficile retour au bercail... lire la suite sur le site Les Echos



A lire : « S'expatrier en toute connaissance de cause », par Jean-Luc Cerdin, aux éditions Eyrolles, 167 pages, 15 euros.

Blog de Jean-Luc Cerdin : http://cerdin.blogspot.com/

dimanche 16 août 2009

Jeunes diplômés : faut-il démarrer votre carrière par l'étranger ?

ARTICLE lexpansion.fr du 12 avril 2009

Testez votre aptitude à l'expatriation au travers de 10 recommandations spéciales "jeune diplômé" et profitez des conseils pour se faire recruter à l'international de Jacques-Olivier Meyer, dirigeant du cabinet de conseil en ressources humaines Intelfi.

10 recommandations pour les jeunes diplômés

I - Etre intéressé par la fonction ... et tout le reste (accompagnement, perspectives, visibilité)
II - Prévoir de passer plus de 2 ans et moins de 4 dans cette 1ère fonction
III - Ne pas surestimer sa «valeur de marché» au terme de cette 1ère expérience
IV - Etre intéressé par la fonction, sa rémunération... et investir aussi sur la protection sociale et la fiscalité
V - Partir du principe que dans 99 % des cas, on reviendra en France
VI - Entretenir son réseau dans son pays d'origine, malgré la distance, le manque de temps, le décalage...
VII - L'intérêt du poste immédiatement et à 3 ans prime sur ses conditions matérielles
VIII - Prospecter les grands groupes... et les PME
VIII - Connaître la valeur de son diplôme à l'étranger et ne pas la surestimer/sous-estimer
IX - S'attendre à être évalué sur ses résultats opérationnels
X - Connaître les politiques RH de l'entreprise... et continuer de piloter directement sa carrière.

Article complet....http://www.lexpansion.com/carriere/jeune-diplome/jeunes-diplomes-faut-il-demarrer-votre-carriere-par-l-etranger_179081.html

mercredi 5 août 2009

Bonus : la BNP s'offre une polémique estivale

La provision de 1 milliard d'euros effectuée par la banque pour verser des bonus à ses traders l'an prochain a déclenché des réactions du gouvernement, de l'opposition, des syndicats, des petits porteurs... suite de l'article sur challenge.fr


J'estime que la BNP devrait rembourser les 5 milliards d'euro prêtés par l'Etat fin 2008 avant d'envisager payer des bonus à ses traders. Si rien ne change, où est la leçon des "erreurs" des spéculateurs qui ont créé ces faillites. Les milliers de PME-PMI ont vraiment besoin de concours bancaires et nombreuses sont celles qui depuis la crise ont leurs autorisations de découvert annulées.

J'estime que la BNP devrait rembourser les 5 milliards d'euro prêtés par l'Etat fin 2008 avant d'envisager payer des bonus à ses traders. Si rien ne change, où est la leçon des "erreurs" des spéculateurs qui ont créé la financière et entraîné ces faillites. Les centaines de milliers de PME-PMI françaises ont vraiment besoin de concours bancaires et nombreuses sont celles qui depuis la crise ont vu leurs autorisations de découvert annulées.
Ce qui était vrai en février 2009 l'est-il toujours? Extrait de l'article de février 2009 sur latribune.fr : "Jeudi soir, dans son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy avait souligné qu'à ses yeux, si le salaire des patrons des entreprises (banques, automobile...) devait être limité en contrepartie d'une aide de l'Etat, c'est surtout les bonus des traders qu'il trouvait excessifs.

Le Chef de l'Etat avait en effet dénoncé "le système de rémunération de ceux qu'on appelle les traders, ces jeunes gens qui jouaient à spéculer" et "dont les rémunérations étaient indexées sur la prime de risques. Ça a conduit à la catastrophe que l'on sait. C'est ça qu'il faut interdire"."

mardi 28 juillet 2009

La Philosophie : un outil pour le futur de la France dans le Monde

Devant les challenges qui nous attendent dans la globalisation du monde, il nous faut repenser l'objectif de notre civilisation occidentale. Avec la chute des idéaux religieux, révolutionnaires ou communistes, le monde libre, le politique, le capitalisme a besoin de penseurs et de visionnaires.

C'est l'une des raisons d'exister de notre think tank pour que la France continue d'apporter ses lumières au monde.

Pour avancer sur la voix sinon de la raison mais au moins de la réflexion, voici les sujets de Philosophie proposés au bac en juin 2009.


Série L

Sujet 1 : L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?

Sujet 2 : Le langage trahit-il la pensée ?

Sujet 3 :

Il n'y a pas de satisfaction qui d'elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau. Or c'est une entreprise difficile d'obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d'objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l'objet atteint, qu'a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s'être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d'être revenu à l'état où l'on se trouvait avant l'apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c'est le besoin tout seul c'est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu'indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée, qu'elles ont chassées tout d'abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n'en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu'il n'en pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bonheur qu'ils nous donnent, c'est d'écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s'offre à nous.
A. SCHOPENHAUER, Le monde comme volonté et comme représentation

Série S

Sujet 1 : Est-il absurde de désirer l'impossible ?

Sujet 2 : Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?

Sujet 3 :

Les affaires générales d’un pays n’occupent que les principaux citoyens. Ceux-là ne se rassemblent que de loin en loin dans les mêmes lieux ; et, comme il arrive souvent qu’ensuite ils se perdent de vue, il ne s’établit pas entre eux de liens durables. Mais quand il s’agit de faire régler les affaires particulières d’un canton par les hommes qui l’habitent, les mêmes individus sont toujours en contact, et ils sont en quelque sorte forcés de se connaître et de se complaire.
On tire difficilement un homme de lui-même pour l’intéresser à la destinée de tout l’État, parce qu’il comprend mal l’influence que la destinée de l’État peut exercer sur son sort. Mais faut-il faire passer un chemin au bout de son domaine, il verra d’un premier coup d’œil qu’il se rencontre un rapport entre cette petite affaire publique et ses plus grandes affaires privées, et il découvrira, sans qu’on le lui montre, le lien étroit qui unit ici l’intérêt particulier à l’intérêt général.
C’est donc en chargeant les citoyens de l’administration des petites affaires, bien plus qu’en leur livrant le gouvernement des grandes, qu’on les intéresse au bien public et qu’on leur fait voir le besoin qu’ils ont sans cesse les uns des autres pour le produire.
On peut, par une action d’éclat, captiver tout à coup la faveur d’un peuple ; mais, pour gagner l’amour et le respect de la population qui vous entoure, il faut une longue succession de petits services rendus, de bons offices obscurs, une habitude constante de bienveillance et une réputation bien établie de désintéressement. Les libertés locales, qui font qu’un grand nombre de citoyens mettent du prix à l’affection de leurs voisins et de leurs proches, ramènent donc sans cesse les hommes les uns vers les autres, en dépit des instincts qui les séparent, et les forcent à s’entraider.
A de TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique

Série ES

Sujet 1 : Que gagne-t-on à échanger ?

Sujet 2 : Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

Sujet n° 3 :

Quant à savoir s’il existe le moindre principe moral qui fasse l’accord de tous, j’en appelle à toute personne un tant soit peu versée dans l’histoire de l’humanité, qui ait jeté un regard plus loin que le bout de son nez. Où trouve-t-on cette vérité pratique universellement acceptée sans doute ni problème aucun, comme devrait l’être une vérité innée ? La justice et le respect des contrats semblent faire l’accord du plus grand nombre ; c’est un principe qui, pense-t-on, pénètre jusque dans les repaires de brigands, et dans les bandes des plus grands malfaiteurs ; et ceux qui sont allés le plus loin dans l’abandon de leur humanité respectent la fidélité et la justice entre eux. Je reconnais que les hors-la-loi eux-mêmes les respectent entre eux ; mais ces règles ne sont pas respectées comme des lois de nature innées : elles sont appliquées comme des règles utiles dans leur communauté ; et on ne peut concevoir que celui qui agit correctement avec ses complices mais pille et assassine en même temps le premier honnête homme venu, embrasse la justice comme un principe pratique. La justice et la vérité sont les liens élémentaires de toute société : même les hors-la-loi et les voleurs, qui ont par ailleurs rompu avec le monde, doivent donc garder entre eux la fidélité et les règles de l’équité, sans quoi ils ne pourraient rester ensemble. Mais qui soutiendrait que ceux qui vivent de fraude et de rapine ont des principes innés de vérité et de justice, qu’ils acceptent et reconnaissent ?
J. LOCKE, Essai sur l’entendement humain

Séries technologiques

Sujet 1 : Peut-on être sûr d’avoir raison ?

Sujet 2 : La technique s’oppose-t-elle à la nature ?

Sujet n° 3 :

La loi ne consiste pas tant à limiter un agent libre et intelligent qu’à le guider vers ses propres intérêts, et elle ne prescrit pas au-delà de ce qui conduit au bien général de ceux qui sont assujettis à cette loi. S’ils pouvaient être plus heureux sans elle, la loi s’évanouirait comme une chose inutile ; et ce qui nous empêche seulement de tomber dans les marais et les précipices mérite mal le nom de contrainte. De sorte que, quelles que soient les erreurs commises à son propos, la finalité de la loi n’est pas d’abolir ou de restreindre mais de préserver et d’élargir la liberté ; et dans toutes les conditions des êtres créés qui sont capables de vivre d’après des lois, là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de liberté. Car la liberté consiste à être délivré de la contrainte et de la violence exercées par autrui, ce qui ne peut être lorsqu’il n’y a point de loi ; mais la liberté n’est pas ce que l’on nous dit, à savoir une liberté, pour tout homme, de faire ce qui lui plaît (car qui peut être libre quand n’importe quel homme peut nous imposer ses humeurs ?). Mais c’est une liberté de disposer et d’ordonner comme on l’entend sa personne, ses actions, ses biens et l’ensemble de sa propriété, dans les limites de ce qui est permis par les lois auxquelles on est soumis ; et, dans ces limites, de ne pas être assujetti à la volonté arbitraire de quiconque, mais de suivre librement sa propre volonté.
J. LOCKE

Questions :

1. Dégagez la thèse de ce texte et mettez en évidence les étapes de son argumentation.
2. Expliquez a) Précisez la conception de la liberté à laquelle Locke s’oppose dans ce texte.
b) En vous appuyant sur l’image de la ligne 4, expliquez : « guider [un agent libre et intelligent] vers ses propres intérêts ».
c) Comment Locke définit-il la liberté ? Expliquez cette définition en vous appuyant précisément sur le texte.
3. La loi est-elle la condition de la liberté ?

vendredi 17 juillet 2009

Régime fiscal applicable aux impatriés et aux expatriés.

Compte rendu du "chat" sur www.latribune.fr du 7 juillet avec Hervé Israel, avocat associé, en charge du département de Droit fiscal du cabinet Lovells, répond aux interrogations sur le régime fiscal applicable aux impatriés et aux expatriés.

Article très intéressant à lire sur LaTribune.fr

jeudi 16 juillet 2009

Article de l'IFRAP : Oséo n’investira plus dans les start-up ...

Un article du Monde « les petites sociétés innovantes déplorent l’abandon des pouvoirs publics » explique que l’essentiel du budget d’Oséo Innovation, ex Anvar, est désormais consacré à financer les projets de recherche de grands groupes et d’ETI, les entreprises de taille intermédiaire (grosses PME).

L’article déplore que les dirigeants d’Oséo Innovation « n’aient plus la main sur le personnel distribuant l’aide en région », rattaché à un certain Joel Darnaud, un professionnel de la banque qui applique les méthodes de ce secteur. Et continue Le Monde : « Ce qui incite à faire du chiffre, sans forcément s’attacher à la qualité du dossier, au caractère réellement innovant des produits et services dont il est censé financer l’élaboration ».

On devrait dire « enfin ! ». Car pourquoi veut-on qu’une agence d’Etat soit plus performante que le secteur privé dont le capital-risque a depuis longtemps compris qu’il perdrait tout l’argent du monde s’il continuait à financer les « start-up », l’objet des doléances du Monde. Perdre de l’argent public n’est en rien une excuse à l’échec. Les Américains l’avaient même compris dès 1958 d’où la loi dite « small business investment act » qui introduit des dispositions fiscales (la subchapter S) pour multiplier les Business Angels et les SBIC, des petits fonds privés avec des conditions de prêt avantageuses pour compléter les sources de financement des start-up.

Suite de l'article sur le site de l'IFRAP : Oséo n’investira plus dans les start-up ...

Le dépôt des comptes annuels des entreprises à travers le monde : obligations et modalités

par Sylvie Regnard, Pascal Beder et Olivier Denfer,
Greffiers associés du Tribunal de commerce de Paris

(Source : « Le guide des formalités légales aux Registres du commerce de 36 pays à travers le monde » publié en novembre 2004)

Depuis les affaires Enron, Arthur Andersen ou WorldCom, chacun s’accorde sur l’importance de permettre l’accès à l’information relative aux comptes annuels des entreprises qui constitue depuis lors l’un des piliers de la fiabilité des échanges économiques. Les lois américaines Sarbanes-Oxley en 2002, de même que la mise à jour 2003 de la Première directive européenne sur la publicité légale de 1968, concourent à établir un cadre légal « mondial » des obligations des entreprises en la matière.

Cependant, ces obligations légales varient d’un Etat à l’autre tant en termes de modalités que de procédures. Quelles sont les entreprises tenues à l’obligation de dépôt des comptes annuels ? Qui recueille ces informations ? Quels sont les délais et les coûts inhérents à leur dépôt ? Quelles sont les sanctions encourues en cas de non dépôt des comptes ? Les réponses à ces questions constituent le socle minimum de connaissance pour les entreprises potentiellement engagées dans des relations commerciales avec des partenaires étrangers.
Afin de mieux répondre aux attentes des entrepreneurs parisiens, les Greffiers associés du Tribunal de commerce de Paris ont réalisé une étude comparative* sur les obligations légales des entreprises de 36 pays dans le monde. Les obligations relatives au dépôt des comptes annuels figurent en bonne place dans cette étude.

Télécharger le PDF

dimanche 28 juin 2009

Résultats de l’étude ECA International sur le coût de la vie pour les expatriés

11 juin 2009 : http://www.eca-international.com/showpressrelease.aspx?ArticleID=6943

  • Copenhague est la ville la plus chère d’Europe ; Minsk, la moins chère.
  • Luanda en Angola reste la ville la plus chère de la planète pour les expatriés.
  • La fluctuation des monnaies fait évoluer le classement mondial.
  • Le net ralentissement de l’inflation, plus marqué en Occident qu’en Asie, est dû en particulier à la chute des prix du pétrole.

ECA International, le principal fournisseur de solutions et d’informations pour les professionnels des ressources humaines internationales, publie les résultats de sa dernière étude sur le coût de la vie.

Réalisée à partir d’un panier moyen composé de biens de consommation et services communément consommés par les expatriés, l’étude compare le niveau des prix dans plus de 370 villes et lieux du monde.

Ces données sont utilisées par les professionnels des RH pour calculer les primes de coût de la vie qu’elles accordent à leurs expatriés. Le coût de la vie pour les expatriés varie en fonction de l’inflation, de la disponibilité des produits et des taux de change, tous ces facteurs pouvant avoir un impact significatif sur le niveau de ces primes. .... suite sur le site ECA

Les villes les plus chères en Europe

Ville

Rang Europe 2008

Rang Mondial 2009

Copenhagen
1
6
Oslo
2
7
Geneva
3
8
Zurich
4
9
Basel
5
10
Bern
6
12
Stavanger
7
13
Helsinki
8
14
Paris
9
15
Berlin
10
21
Vienna
11
22
Moscow
12
23
Strasbourg
13
30
Dublin
14
32
Munich
15
33
Brussels
16
34
The Hague
17
35
Rome
18
37
Luxembourg City
19
39
Dusseldorf
20
40
Milan
21
41
Antwerp
22
42
Lyon
23
43
Stuttgart
24
45
Toulouse
25
47
Athens
26
48
Barcelona
27
50
Frankfurt
28
51
Hamburg
29
53
Madrid
30
54
Amsterdam
31
56
Turin
32
63
Rotterdam
33
64
Eindhoven
34
67
Lisbon
35
70
Tbilisi
36
71
Central London
37
73
Istanbul
38
74
Zagreb
39
78
Stockholm
40
79
St Petersburg
41
80
Ankara
42
93
Bratislava
43
96
Gothenburg
44
98
Ljubljana
45
99
Tallinn
46
103
Riga
47
105
Sofia
48
112
Outer London
49
121
Porto
50
124
Edinburgh
51
125
Reading
52
131
Southampton
52
131
Belfast
54
134
Birmingham
55
138
Manchester
56
139
Cardiff
57
142
Glasgow
57
142
Norwich
57
142
Vilnius
60
149
Prague
61
151
Aberdeen
62
152
Belgrade
63
155
Leeds
64
157
Sarajevo
65
160
Channel Islands
66
162
Skopje
67
176
Chisinau
68
177
Budapest
69
185
Bucharest
70
187
Warsaw
71
193
Kiev
72
196
Minsk
73
200



vendredi 26 juin 2009

Crise systémique globale : Le choc cumulé des trois « vagues scélérates » de l'été 2009

- Communiqué public GEAB Spécial Eté 2009 N°36 (16 juin 2009) -

3 vagues scélérates, par H-G Fandrich pour LEAP/E20203 vagues scélérates, par H-G Fandrich pour LEAP/E2020

Comme anticipé par LEAP/E2020 dès Octobre 2008, à la veille de l'été 2009, la question de la capacité des Etats-Unis et du Royaume-Uni à financer leurs déficits publics désormais incontrôlés s'est imposée comme la question centrale dans le débat international, ouvrant de ce fait la voie au double phénomène d'une cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni d'ici la fin de l'été 2009.

Ainsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l'équipe de LEAP/E2020 n'envisage pas du tout de reprise après l'été 2009 (ni d'ailleurs dans les douze mois à venir) (1). Bien au contraire, du fait de l'absence de traitement de fond des problèmes à l'origine de la crise, nous considérons que l'été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » (2) particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l'aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d'ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c'est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière (3) ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d'ici la fin de l'été 2009 (4).

Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d'opérateurs économiques et financiers tentés par l'euphorisation médiatique actuelle.

Dans ce numéro spécial « Eté 2009 » du GEAB, notre équipe présente bien entendu en détail ces trois vagues destructrices convergentes et leurs conséquences. Et notre équipe détaille en conclusion ses recommandations stratégiques (or, immobilier, bons, actions, devises) pour éviter d'être emporté par cet été meurtrier.

Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft
Durée (en mois) des récessions US depuis 1900 (durée moyenne : 14,43 mois) - Sources : US National Bureau of Economic Research / Trends der Zukunft
Ainsi, pour LEAP/E2020, loin des « jeunes pousses » (« green shoots ») aperçues depuis deux mois dans tous les coins de tableaux statistiques (5) par les médias financiers internationaux, leurs experts attitrés et les politiciens qui les écoutent (6), ce sont trois vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l'été 2009, traduisant la poursuite de l'aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l'été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au cœur du système global en crise :

1. La vague du chômage massif: trois dates d'impact qui varient selon les pays d'Amérique, d'Europe, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique
2. La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes
3. La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l'inflation, ...

mardi 23 juin 2009

La Roumanie parmi les pays européens où la pression fiscale est la moins élevée

Parût sur le Petit Journal www.lepetitjournal.com / Bucarest) mardi 23 juin 2009

D'après une étude d'Eurostat, le service statistique de la Commission européenne, la Roumanie figure parmi les pays européens où la charge fiscale est la moins lourde : les impôts ont représenté seulement 29,4% des revenus de l'Etat en 2007, bien en dessous de la moyenne européenne, qui atteint 39,8%. La Roumanie a également un faible niveau d'impôts directs, qui constituent 23% des taxes, ce qui la place en troisième position derrière la Slovaquie et la Bulgarie. La Roumanie figure aussi parmi les pays où les réductions d'impôts ont été les plus fortes depuis 2000, notamment en ce qui concerne l'impôt sur le revenu.

mardi 16 juin 2009

Sondage LCI - 57% des Français souhaitent la poursuite des réformes

  • Plus d'un Français sur deux souhaite la poursuite des réformes, selon un sondage Opinion-Way pour LCI et Le Figaro.

  • Le succès de l'UMP aux Européennes conforte Nicolas Sarkozy alors qu'il entre dans la seconde moitié de son quinquennat.

Céline MONCEL (Avec agence) - le 15/06/2009 - 10h22

Voir l'article sur le site de LCI.

CADREMPLOI : Carrière à l’étranger

Les DRH imposent une baisse des avantages à leurs collaborateurs expatriés

Lors des 2e Rencontres de la mobilité internationale organisées par le groupe Novalis Taitbout le 8 juin au Pré Catelan, les DRH des grandes sociétés françaises ont confirmé une baisse des packages à l'expatriation.

Salariés appartenant bien souvent à la catégorie des privilégiés, les expatriés payent aussi leur tribut à la crise. Suite...sur Cadremploi

Mercredi 10 Juin 2009


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lundi 15 juin 2009

Que faire? francais-etranger.org va lancer une étude comparative des systèmes de santé de plusieurs pays.

Le déficit de la Sécu explose

La commission des compte de la Sécurité sociale évalue à 20,1 milliards d'euros le déficit 2009 du régime général, deux fois plus que l'an dernier. La branche maladie reste la plus déficitaire devant celle des retraites.

Pulvérisé, le record de 2004, et ses 11,9 milliards d'euros de déficit. La Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui se réunit lundi après-midi, évalue le déficit des finances du régime général pour 2009 à 20,1 milliards d'euros. Soit presque deux fois plus que le déficit voté par le Parlement et presque le double de celui de l'année dernière. Pour relativiser ces chiffres, on peut les rapporter au budget total du régime général, qui dépasse 300 milliards d'euros, et relever que le «trou de la Sécu» reste moins profond que celui de l'État… La branche maladie (Cnam) reste la plus déficitaire à - 9,4 milliards d'euros, contre - 4,4 milliards en 2008. La branche vieillesse (Cnav) enregistre un trou de 7,7 milliards, après 5,6 milliards l'an dernier. S'ajoute également le déficit du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), évalué pour 2009 à 2,1 milliards. Quant à la branche famille (Cnaf), qui n'a basculé dans le rouge qu'en 2008 (- 300 millions), ses pertes se creusent elles aussi à 2,6 milliards. La branche accidents du travail aura un léger déficit de 300 millions d'euros.

Face à ces montants, le gouvernement veut éviter tout dérapage des dépenses et ne pas prendre le risque d'aggraver la récession. Néanmoins, c'est bien l'effondrement des ressources qui explique ces déficits. Les recettes de la Sécu sont très dépendantes de la masse salariale qui, devrait reculer de 1,25 % en 2009. Jamais une baisse annuelle de cette dernière n'a été enregistrée depuis 1949 !

Résultats relatifs au scrutin de l’AFE dans la Zone A (AFRIQUE-AMERIQUE)

L’assemblée des français de l’étranger, représentative des quelque deux millions de Français établis hors de France permet à ceux-ci, de participer à la vie nationale et de faire entendre leur voix. L’élection à l’assemblée des français de l’étranger est terminée.

Résultats complémentaires et taux de participation :

  • Nombre de circonscriptions Zone A (Amérique Afrique) : 27
  • Nombre de sièges à pourvoir : 79
  • Nombre de bureaux de vote ouverts : 147
  • Nombre d’électeurs inscrits : 339 503
  • Nombre de votants : 69 381
  • Taux de participation global : 20,44% (en 2003, 22,65 %)
  • Afrique : 25,37 % (27,54 % en 2003)
  • Amérique : 16,58 % (17,77 % en 2003)

Le nombre de votants est en hausse sensible 69 381 contre 54 996 en 2003.

Le vote par Internet représente près de 9 % du nombre de votants.

  • Afrique : 47 sièges, 23 réélus, 24 nouveaux élus.
  • Amérique : 32 sièges, 16 réélus, 16 nouveaux élus.
  • ZONE A : 79 sièges, 39 réélus, 40 nouveaux élus.

On note une progression sensible du nombre de candidates élues :

  • 2003 : 52 hommes, 24 femmes
  • 2009 : 48 hommes, 31 femmes

Pour connaître la liste des candidats élus, consulter l'arrêté du ministre des affaires étrangères et européennes du 12 juin 2009 publié au Journal Officiel du 14 juin 2009 : CLIQUEZ ICI

Qui sont les 72 députés européens français ? (Le Figaro)

Les Français ont élu dimanche leurs 72 députés européens. Tour d'horizon des représentants français au parlement européen.

Ile-de-France :
Michel Barnier (UMP)
Jean-Marie Cavada (UMP)
Marielle Gallo (UMP)
Rachida Dati (UMP)
Philippe Juvin (UMP)
Harlem Désir (PS)

... La suite sur le site du Figaro (cliquez ici)

dimanche 7 juin 2009

Soutien aux candidats AFE 2009 - Zone Afrique

Le Think Tank francais-etranger.org apporte son soutien aux listes et candidats suivants pour les élections du 7 juin 2009 à l'Assemblée des Français de l'Etranger de la zone Afrique :

AFRIQUE du SUD Stéphane SAKOSCHEK


ALGERIE Karim DENDENE
ALGERIE Jean DONET


DJIBOUTI André MASSIDA
DJIBOUTI Bruno DELL'AQUILA


CAMEROUN Bernard ZIPFEL


COTE D'IVOIRE Bernard SADET
COTE D'IVOIRE André DUCLOS


EGYPTE Renée BLANDIN


GABON Joelle VALERI
GABON Norbert CHALON


MADAGADSCAR Patrick MARTIN
MADAGADSCAR Xavier DESPLANQUES


MAROC Thierry PLANTEVIN
MAROC Wladimir CHOSTAKOFF


SENEGAL François CHAPPELLET
SENEGAL jean-Charles PRETET


TOGO Claire DURAND


TUNISIE Claude CANCEIL

Soutiens aux candidats AFE 2009 - Zone Amérique

Le Think Tank francais-etranger.org apporte son soutien aux listes et candidats suivants pour les élections du 7 juin 2009 à l'Assemblée des Français de l'Etranger de la zone Amérique :

ARGENTINE Bertrand ROULLET
ARGENTINE Michèle GOUPIL
ARGENTINE Marie-Christine HARITCALDE


BRESIL Denis VIALA
BRESIL Françoise LINDEMANN


CANADA Emmanuel MARCILHACY
CANADA François LUBRINA
CANADA Jacques JANSON
CANADA Michèle BARBIER


HAITI Nicole DOMINO


Mexique Gérard SIGNORET
Mexique Marie-Héléne PONTVIANNE
Mexique Geneviève SUBERVILLE
Mexique Frédéric GARCIA


USA - CHICAGO Charles BALESI
USA - HOUSTON Damien REGNARD
USA - SAN FRANCISCO Gérard MICHON
USA - WASHINGTON Guy WILDENSTEIN
USA - WASHINGTON Jean-Paul PICOT
USA - WASHINGTON Nicole HIRSCH


VENEZUELA Gabriel LAFAVERGE
VENEZUELA Jean BOTTAGISIO
VENEZUELA Joel DOGLIONI