LE THINK TANK DES FRANçAIS EXPATRIés ou des binationaux résidant hors de France

Le think tank francais-etranger.org rassemble des citoyens français expatriés ou des binationaux vivant hors de France d'hier, d'aujourd'hui ou de demain et des experts internationaux francophones dans le but de contribuer au débat sur la recherche d'améliorations, de "best practices" pouvant être mises en oeuvre en France dans le cadre de réformes structurelles pour adapter notre pays aux réalités de la mondialisation.

vendredi 20 novembre 2009

Les français en forte augmentation à l'étranger

Malgré (ou du fait de) la crise, la croissance du nombre des français résidant à l'étranger s'accélère (+100.000 en 2008).

En effet, au 31 décembre 2008, il y avait 1.427.046 expatriés inscrits au registre consulaire des Français établis hors de France, soit 7,6 % de plus qu'un an auparavant. Mais en fait ce serait plus de 2,4 à 2,8 millions de français qui résideraient à l'étranger.

C'est une nouvelle donne importante qui avec la future représentativité à l'Assemblée Nationale en 2012 va permettre à la communauté française expatriée de peser de plus en plus sur les choix politiques de la France. Déjà le poids dans l'économie française des français de l'étranger est essentiel avec les grands groupes mais de plus en plus aussi avec des entrepreneurs et des artisans se lançant dans l'aventure à l'étranger.

La croissance économique de plusieurs pays ou continents attirent des sociétés et des français ne se satisfaisant plus de la faible croissance française ou du manque de création d'emploi.

Le think tank francais-etranger.org avait prévu que cette tendance devait s'accélérer tant que notre pays n'aura pas réformé un système étatique de plus en plus anachronique et anti-compétitif dans la mondialisation de l'économie. Des progrès sont en cours, notamment avec le choix de relancer les investissements sur de grands projets du futur, la suppression de la taxe professionnelle. Mais dans un monde où tout va si vite, la réforme de la France est beaucoup trop lente surtout avec le retard pris entre 1990 et 2006.

Alors combien de français résidant à l'étranger en 2020 ? Si l'on projette la tendance 1995-2008 il faut s'attendre à plus de 3,5 millions de français à l'étranger dont 2,2 millions inscris sur les listes consulaires. Cependant, si la France n'améliore pas son attractivité pour les jeunes, les talents et autres entrepreneurs le chiffre pourrait être beaucoup plus élevé. En effet, la croissance des échanges d'étudiant, du niveau en langue étrangère, du nombre des retraités attirés par le soleil,... sont des facteurs récents qui vont augmenter naturellement le nombre d'installation de français hors des frontières.

Christian Le Maître
Président francais-etranger.org
Administrateur de l'UFE Roumanie

France-Diplomatie : Statistiques sur les Français résidant a l’étranger au 31 décembre 2008 (09.04.09)

La population française inscrite sur le Registre consulaire des Français établis hors de France s’élevait au 31 décembre 2008 à 1 427 046 personnes, soit une hausse de 7,6 % par rapport à la population enregistrée un an auparavant.

Le nombre de nos compatriotes expatriés a augmenté régulièrement au cours des dix dernières années, selon un taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 3, 6 %.

48 % des Français inscrits sont installés en Europe, 20 % en Amérique et 15 % en Afrique. L’Asie-Océanie et le Proche et Moyen-Orient ne représentent que 8,5 % et 6, 6 % des inscrits mais ce sont les deux régions qui enregistrent la plus forte croissance, avec respectivement + 10 % et + 12,6 %.

L’inscription au Registre, tenu par l’ensemble de nos ambassades et consulats, est une démarche facultative mais que le ministère des Affaires étrangères et européennes recommande vivement. Elle permet en effet de faciliter les démarches administratives et consulaires, comme la délivrance de documents d’identité, la participation à certaines élections et la réception d’informations diffusées par nos ambassades et consulats, notamment sur les questions de sécurité. La population totale française à l’étranger est estimée à plus de deux millions de ressortissants.


Voir aussi l'article de latribune.fr : http://www.latribune.fr/carrieres/la-tribune-du-manager/articles-non-visibles/20091109trib000441803/plus-de-deux-millions-de-francais-a-l-etranger.html

La moitié d’entre eux (48 %) est installée en Europe, 20 % en Amérique et 16 % en Afrique. L’Asie-Océanie et le Proche et Moyen-Orient ne représentent que 9 % et 7 % des inscrits, mais ce sont les deux régions qui enregistrent la plus forte croissance, avec respectivement + 10 % et + 12,6 %. L’inscription au registre consulaire étant facultative (mais vivement recommandée), tous les Français qui s’expatrient n’y sont pas inscrits. En réalité, ils seraient au total quelque 2,2 millions à travers le monde, une population hétérogène, mais bien intégrée. Selon une étude, menée en 2008, par la Maison des Français de l’étranger, plus de 80 % d’entre eux affirment bien maîtriser la langue de travail locale. Et seuls 19 % disent éprouver des difficultés majeures à s’insérer dans la vie sociale de leur pays d’adoption..... voir la suite

Les puissants de notre monde selon Forbes

The World's Most Powerful People :

  1. Barack Obama
  2. Hu Jintao
  3. Vladimir Putin
  4. Ben S. Bernanke
  5. Sergey Brin and Larry Page
  6. Carlos Slim Helu
  7. Rupert Murdoch
  8. Michael T. Duke
  9. Abdullah bin Abdul Aziz al Saud
  10. William Gates III
  11. Pope Benedict XVI
  12. Silvio Berlusconi
  13. Jeffrey R. Immelt
  14. Warren Buffett
  15. Angela Merkel
  16. Laurence D. Fink
  17. Hillary Clinton
  18. Lloyd C. Blankfein
  19. Li Changchun
  20. Michael Bloomberg
  21. Timothy Geithner
  22. Rex W. Tillerson
  23. Li Ka-shing
  24. Kim Jong Il
  25. Jean-Claude Trichet
  26. Masaaki Shirakawa
  27. Sheikh Ahmed bin Zayed al Nahyan
  28. Akio Toyoda
  29. Gordon Brown
  30. James S. Dimon
  31. Bill Clinton
  32. William H. Gross
  33. Luiz Inacio Lula da Silva
  34. Lou Jiwei
  35. Yukio Hatoyama
  36. Manmohan Singh
  37. Osama bin Laden
  38. Syed Yousaf Raza Gilani
  39. Tenzin Gyatso
  40. Ali Hoseini-Khamenei
  41. Joaquin Guzman
  42. Igor Sechin
  43. Dmitry Medvedev
  44. Mukesh Ambani
  45. Oprah Winfrey
  46. Benjamin Netanyahu
  47. Dominique Strauss-Kahn
  48. Zhou Xiaochuan
  49. John Roberts Jr.
  50. Dawood Ibrahim Kaskar
  51. William Keller
  52. Bernard Arnault
  53. Joseph S. Blatter
  54. Wadah Khanfar
  55. Lakshmi Mittal
  56. Nicolas Sarkozy
  57. Steve Jobs
  58. Fujio Mitarai
  59. Ratan Tata
  60. Jacques Rogge
  61. Li Rongrong
  62. Blairo Maggi
  63. Robert B. Zoellick
  64. Antonio Guterres
  65. Mark John Thompson
  66. Klaus Schwab
  67. Hugo Chavez

jeudi 19 novembre 2009

Crise : quel statut négocier à l'international ?

Article L'Expansion - Source : http://www.lexpansion.com/carriere/formation-professionnelle/crise-quel-statut-negocier-a-l-international_179080.html

Négocier une mobilité internationale en période de crise, qu'il s'agisse du statut ou du type de contrat, ne s'improvise pas. Marche à suivre avec Jacques-Olivier Meyer, dirigeant d'Intelfi, cabinet de conseil en Ressources humaines internationales.


Priorité n°1 des entreprises en période de crise : se positionner sur les marchés en croissance, souvent lointains et bien plus exposés à la concurrence que les marchés domestiques, y compris sur les conditions d'emploi (statut, rémunération, avantages). Négocier une mobilité internationale dans ce contexte requiert une connaissance fine de la région ou du pays visé, un véritable projet professionnel et personnel, une adaptabilité à toute épreuve à des conditions changeantes, parfois à très court terme et un pragmatisme absolu quant à la négociation de ses conditions de mobilité (statut, réseau, pratique). Pour autant, si l'entreprise choisit d'exporter des compétences et ceux qui les détiennent, c'est bien parce qu'elles n'existent pas en local. Il est donc légitime de négocier et d'obtenir des «plus» par rapport au statut des salariés locaux.

Voici quelques points de méthode pour s'engager dans cette voie :

I - Le contrat international : au cas par cas

Le contrat de travail international type n'existe pas. C'est la combinaison de 3 facteurs qui définit le statut d'un salarié en mobilité internationale :

1. le coût, sous contrôle de la DRH et de la Direction financière et de la filiale qui emploie le salarié.
Ce qui coûte : la rémunération, la protection sociale et les mesures d'accompagnement de la mobilité
2. le niveau de protection accordé, notamment quant aux conditions de retour, question d'ordre juridique, sous le contrôle de la DRH centrale et/ou du Comité de direction (PME)
3. la qualité de gestion des emplois et des carrières, pour sa partie prévisionnelle, sous la responsabilité des opérationnels et de la DRH, nécessitant pour être efficace l'implication de la direction générale

On rappelle ici que la crise a pour effet d'accroître le taux d'échec au retour; au sein des sociétés du SBF 120, 1/3 des «expatriés» quitte l'entreprise dans les 2 ans suivant son retour, pas toujours de son plein gré. Ce taux d'échec est d'abord conditionné par ces 3 facteurs à négocier avant le départ (cf.supra), parfois plus que par la qualité des réalisations du salarié à l'étranger.

II - Les différents statuts, les pratiques de crise

Le détachement (5% de la pratique des entreprises) permet une affectation dans un autre pays tout en conservant le bénéfice intégral d'une protection sociale dans le pays d'origine, sans suspension du contrat d'origine. C'est le statut le plus protecteur pour le salarié, désormais le moins utilisé car très coûteux. Il est encore obtenu par des dirigeants au niveau direction de filiale ou expertise.

L'expatriation (30%) «localise» le salarié tout en lui garantissant la reprise des effets de son contrat de travail d'origine au terme de l'expérience à l'étranger. Selon qu'on s'expatrie en Europe ou hors Europe, les incidences, notamment sur le retraite peuvent être majeures. Hors Europe, la compensation de la retraite est une question à négocier, au même titre que le contenu du poste, la rémunération et les mesures d'accompagnement (professionnelles, familiales, personnelles) de la mobilité.

Sous contrat local (55%) le salarié se retrouve à égalité avec le personnel local. Sauf négociation volontaire, il ne dispose plus d'aucune garantie de réemploi dans son pays d'origine, son contrat d'origine ayant été rompu au moment du départ («contrat local» stricto sensu : 20%). C'est pourquoi il est souhaitable de négocier des mesures d'accompagnement afin d'obtenir un «contrat local +» (35%). Ces mesures peuvent porter sur :

* le statut au moment du retour dans le pays d'origine
* des mesures d'accompagnement financier de la mobilité, dégressives ou versées une seule fois
* la prise en charge, partielle ou totale, des compensations pour la retraite

Le «commuting» et la mission internationale (5%) sont des statuts généralement négociés pour des durées courtes (environ 1 an) et permettent de mobiliser dans des pays limitrophes des managers ou des experts qui retrouvent chaque week-end leur pays d'origine. C'est le statut qui, du point de vue de l'entreprise, est le moins coûteux puisque ces déplacements réguliers n'ont pas pour l'entreprise d'autre conséquence que de régler au salarié ses frais de déplacement et d'hébergement.

Le VIE (Volontariat International en Entreprise) est un statut réservé aux jeunes diplômés. Il s'applique à 5% des mobilités internationales et permet aux entreprises souhaitant se développer à l'Export d'utiliser à un coût restreint les compétences et l'engagement de jeunes diplômés. L'objectif de 10 000 VIE en 2009 (Ubifrance) représente à la fois un avantage pour les entreprises (coût très compétitif) et un degré de liberté en moins pour ceux qui auraient souhaité négocier certaines de leurs conditions, du moins avec le siège de leur entreprise en France.

Aujourd'hui, la majorité des salariés tentés par l'international recherche une expatriation, alors que les entreprises annoncent privilégier le contrat local. Doit-on absolument se battre pour obtenir une expatriation ?

Pas nécessairement. En effet, bien négocié, un contrat local peut s'avérer du point de vue du salarié équivalent, voire plus avantageux qu'un contrat d'expatriation. Stricto sensu, la reprise des effets du contrat de travail d'origine ne présente pas d'intérêt si aucun poste correspondant aux compétences du salarié n'est disponible au moment du retour.

Enfin, si l'entreprise ne souhaite accorder ni statut d'expatrié, ni contrat local +, la question d'un recrutement local, plutôt que celle de l'envoi d'un salarié dans le pays, mérite d'être posée.

Source : http://www.lexpansion.com/carriere/formation-professionnelle/crise-quel-statut-negocier-a-l-international_179080.html

vendredi 13 novembre 2009

Faudrait il élire le Président de l'Europe au suffrage universel?

Il est vrai qu'il peut sembler peu démocratique que le Président de l'Europe soit de fait coopté et désigné par quelques personnes puissantes. Un vote au suffrage universel serait surement un symbole fort permettant de créer le début d'une identité européenne.

Alors pour alimenter le débat et que chacun puisse se faire une idée, voici un article sur l'élection des Présidents au suffrage universel dans le monde et le lien du site de la Fondation Robert Schuman sur lequel vous pouvez donner votre avis sur le prochain Président de l'Europe.

Donnez votre avis sur le futur Président : http://www.robert-schuman.eu/vote.php

Article de Jocelyne George :
« Raymond Huard, L’élection du président au suffrage universel dans le monde », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique [En ligne], 92 | 2003, mis en ligne le 14 septembre 2009. URL : http://chrhc.revues.org/index1396.html

EXTRAIT : "Une histoire planétaire en 150 pages de petit format (19/12) sur un sujet « inaperçu » jusque là, voilà ce que nous offre cet essai transformé à partir d’un article publié en 2002 dans la revue La Pensée 1. L’auteur poursuit sa réflexion sur les institutions politiques, élargissant son domaine de la France au monde entier 2. Il part d’un constat : l’élection du président d’un État au suffrage universel était un phénomène minoritaire, il est devenu un phénomène majoritaire. Pourquoi ? En quatre chapitres d’une clarté réjouissante, il nous emmène à travers les siècles et les continents. Dans un dernier chapitre il fait le bilan de cette traversée.

Du XVIIIesiècle à la fin du XIXe, deux états seulement osent élire le représentant de l’exécutif : les Etats-Unis et la France . Dans le premier pays, à sa naissance, le scrutin est censitaire, il s’élargira ensuite, mais c’est donc d’un « faux modèle » dont il s’agit. La France, en 1848 applique à la désignation de l’exécutif le suffrage universel récemment redécouvert : Louis-Napoléon Bonaparte est élu dont le coup d’état en 1851 ruine ce qui était une véritable innovation. ..."