LE THINK TANK DES FRANçAIS EXPATRIés ou des binationaux résidant hors de France

Le think tank francais-etranger.org rassemble des citoyens français expatriés ou des binationaux vivant hors de France d'hier, d'aujourd'hui ou de demain et des experts internationaux francophones dans le but de contribuer au débat sur la recherche d'améliorations, de "best practices" pouvant être mises en oeuvre en France dans le cadre de réformes structurelles pour adapter notre pays aux réalités de la mondialisation.

mardi 31 août 2010

Islamisation de la France : l'étude


Islamisation de la France : l'étude

En France, en 2010, une organisation inspirée par la plus grande organisation islamiste mondiale des Frères musulmans, l’UOIF, ouvre écoles et mosquées en toute quiétude. La référence juridique de l'organisation affirme qu'il faut tuer apostats et homosexuels, tandis que son site Internet traduit des versets coraniques intimant de "combattre les mécréants". Qu’importe ! La plus grande fédération musulmane française (400 mosquées, 250 associations, lycées et collèges privés...) siège au Conseil français du culte musulman (CFCM) et Nicolas Sarkozy affirme sur un plateau de télévision que « sur le plan de l’ordre public il n’y a rien à leur reprocher ». Inquiétant. Dalil Boubakeur, parangon de l’islam modéré selon la caste médiatique, parle pourtant de son « amitié d’une décennie » avec le président de l’UOIF et confie que « L'UOIF ne me paraît ni subversif, ni dangereux ». [Image] (Photo: Nicolas Sarkozy au congrès de l'UOIF: "je suis venu en ami") "Les partisans d’un islam plus épicé ont leur place à l’intérieur du Conseil Français du Culte Musulman" affirmait le président le 19 septembre 2005 à l'Académie des sciences morales et politiques... S’appuyant sur une immigration dont les mécanismes sont analysés méticuleusement, chiffres officiels à l’appui, l’islamisation de la France n’en est qu’à ses débuts selon les démographes. Les mosquées fleurissent dans l’hexagone, avec la bénédiction des mairies qui offrent les terrains à bâtir, tandis que l’UMP comme le PS commencent discrètement à subventionner leur constructions avec l’argent des contribuables. Le lecteur trouve avec cet ouvrage qui se veut le plus complet possible, des réponses claires à ses interrogations : que dit le Coran ? Quel est le contenu de la charia ? La distinction entre islam et islamisme est-elle pertinente ? Que pèsent les vrais modérés ? Après leurs récents succès démocratiques en Turquie, Egypte et Palestine, les islamistes ont-ils une stratégie de conquête en France ? L’auteur : jeune chercheur en sciences politiques, Joachim Véliocas livre ici le résultat d’une enquête de plusieurs années sur l’islamisation de la France L'islamisation de la France, éditions Godefroy de Bouillon, décembre 2006, 500 pages, 33 euros. Table des matières détaillée ICI

lundi 30 août 2010

Passeport biométrique : plus qu'une seule comparution pour les Français de l'Etranger.

Par le Décret no 2010-926 du 3 août 2010 portant simplification de la procédure de délivrance et de renouvellement du passeport à l’étranger, il n’est donc plus obligatoire de se rendre à deux reprises au consulat pour faire établir un passeport . La première pour déposer une demande et une deuxième fois pour retirer son passeport. On peut donc dès à présent retirer son passeport auprès du consul honoraire habilité le plus proche de sa résidence. Il suffit de le préciser au moment du dépôt de la demande.

Art. 1er. − Le premier alinéa de l’article 10 du décret du 30 décembre 2005 susvisé est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : « Le passeport est remis au demandeur au lieu de dépôt de la demande. Toutefois, à l’étranger, le passeport peut également être remis, au choix du demandeur exprimé au moment du dépôt de sa demande, soit à l’occasion d’un déplacement de l’autorité de délivrance ou de son représentant dans la même circonscription consulaire, soit par un consul honoraire de ladite circonscription habilité à cette fin par arrêté du ministre des affaires étrangères. Le demandeur signe le passeport en présence de l’agent qui le lui remet. »

samedi 21 août 2010

Billets de Banque en plastique - Une tendance en hausse

...OU COMMENT LUTER CONTRE LA CONTREFACON ET L'USURE RAPIDE DES BILLETS

Un article du site bucharestexpat.com a attiré mon attention : l'utilisation en Roumanie de billets de banque en plastique.

Le premier pays à avoir utilisé cette technique est l'Australie dans les années 80 (voir la vidéo ci-dessous). Aujourd'hui ce sont plus de 3 milliards de billets de banque en plastique qui circulent dans le monde dans 22 pays.

Il est évident que ce type de billets de banque ont beaucoup d'avantages sur les billets de banque en papier : usure plus lente, ils ne se salissent pas, sont quasiment infalsifiable, et pour les étourdis qui laissent leurs billets dans la poche d'un pantalon dans la machine à laver ou en se baignant, il les retrouvent sans problème! Leur durée de vie est quatre fois plus importante que les billets en papier.

Et il est aussi beaucoup plus sain! des études biologiques pourraient montrer la moindre dangerosité des billets de banque en plastiques concernant la transmission de germes et de bactéries.

Quand aurons-nous des billets de banque Euro en plastique ?

Voici ci-dessous l'article en anglais : http://bucharestexpat.com/2010/07/funny-money/

Mais aussi : http://www.infos-du-net.com/forum/267885-1-billets-banque-papier-voie-extinction

Plastic Currency – A Growing Trend

During the hot summer months in Bucharest you may have noticed that your pockets are leaking… or for that matter “sweating”. Is it a coincidence that these moisture marks seem to be directly in line with the wad of folded up cash you have jammed in your side pocket? Not at all. This is one of the many benefits of plastic money. So why is it that over 3 billion polymer based bank notes are now being used in over 22 countries around the globe? One word; Security. As you sit here reading this article, be sure that somewhere around the world in the privacy of someone’s home, a laser printer is humming as it turns out some of Photoshop’s best when it comes to counterfeit currency. Consider that there are so many sources for various types, textures, and weights of papers out there, that, when combined with the magic of desktop publishing, one can replicate a great copy of nearly any paper-based currency.

In the 1980s Australia based company CSIRO, a subsidiary of the Reserve Bank of Australia, began work to improve the durability and security of Australia’s currency. The result was the World’s first (modern day) “plastic” banknote. As such, polymer notes have replaced paper notes in Australia, and Australia leads the world in polymer banknote technology. It is these systems and techniques that have spread rapidly across the globe, reaching of course Romania, and just recently such “hole in the wall” places as the Dominican Republic.

Pull out one of your Romanian banknotes and take a look at some of the security features:

  • “Clearly” you can see the transparent window. See the face value of the note embedded within?
  • Optically variable devices
  • Shadow Images
  • Heavily embossed printing
  • Use of metallic, metameric, and metachromatic inks.

As a side benefit, these polymer notes will also last nearly five times longer than their “paper” predecessors. At the end of what is considered their useful life, these plastic notes are shredded and recycled. The cost for doing such is drastically less than that of recycling and re-printing paper notes.


vendredi 20 août 2010

Les Bretons de l'étranger : la diaspora bretonne

"La diaspora bretonne, un beau fantasme"

Article complet : http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/monde-celtique-lorient-s-ouvre-aux-diasporas-17-08-2010-1021446.php

Claudie Poirier a organisé la FestYves pour le conseil régional en mai dernier. À ce titre, elle a établi des contacts avec les Bretons du monde entier. Pour elle, la diaspora bretonne est un «nécessaire fantasme».


Où les Bretons de la diasporasont-ils installés ?
On les retrouve principalement en Asie et dans les Amériques. J'ai des contacts en Chine, au Japon, au Vietnam en Thaïlande, à Singapour, à NewYork, Montréal, Buenos Aires et Sao Paolo. Il y a aussi des Bretons à Sidney, en Afrique... et plus près à Bratislava, Cork, Sligo, Londres, Barcelone, en Norvège et en Allemagne.

Sont-ils nombreux à revendiquer leur appartenance à la Bretagne et à entretenir des liens avec leur pays d'origine?
À la différence des diasporas irlandaise ou asturienne, la diaspora bretonne se caractérise par son atomisation. Dans la plupart des pays - sauf chez les Bretons de New York -, les liens avec la Bretagne ne sont entretenus que par quelques personnes. Il suffit qu'elles changent de profession ou qu'elles déménagent pour que le lien soit brisé.

S'agit-il de Bretons récemment installés à l'étranger?

Qu'en est-il de la deuxième génération?
La plupart des Bretons actifs au sein de la diaspora sont partis travailler à l'étranger. Ils ont entre 30 et 40 ans. Les autres sont issus sont de la première génération née sur place.

De quelle nature est leur relation avec la Bretagne?
La relation n'est pas génétique. La diaspora, c'est un fantasme dont on a besoin. Il permet le rayonnement international de la Bretagne. Les Bretons de la diaspora se sentent d'autant plus bretons qu'ils sont loin. À l'étranger, ils rencontrent d'autres diasporas. Et les comportements identitaires des autres leur donnent envie de conforter leur propre identité. Comme les Irlandais ont leur Saint-Patrick, les Bretons de la diaspora ont très facilement adhéré à l'idée d'une Fest Yves. Tous ont leur vision propre de la Bretagne. Elle est fonction de leur histoire personnelle. À Buenos Aires, ils sont passionnés par le répertoire de danse et musique traditionnels. Au Japon, les liens sont beaucoup plus économiques. À Brastislava, on parle davantage de cornemuse.

Quel est le bénéfice pour la Bretagne?
Autant les Bretons de la diaspora ont besoin de manifester leur attachement affectif à la Bretagne, autant la Bretagne a besoin d'eux, de leur regard et de leur connaissance du pays dans lequel ils vivent. Ce sont aussi eux qui nous apprennent à «vendre» l'image de la Bretagne. Ils stimulent notre capacité de projection. Ils nous donnent des ailes. Très souvent, ils sont prêts à favoriser les entreprises bretonnes à s'installer à l'étranger. La diaspora bretonne, c'est peut-être un fantasme, mais surtout pas un leurre.

La France est-elle gouvernée par les agences de notation ?

Article de Cécile Chevré - moneyweek.fr

http://www.moneyweek.fr/20100838409/conseils/economies/france-moodys-sarkozy-fillon-deficits/

"Moody's met en garde quatre grands pays contre une perte de leur note AAA", titre Le Monde. Le 17 août dernier, l'agence de notation Moody's a une nouvelle fois sorti de ses tiroirs la menace d'une dégradation de la note des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France. En cause – et ce n'est une surprise pour personne – : les déficits publics.

La France peut-elle vraiment perdre son AAA ?

L'annonce de Moody's n'est pas vraiment une nouveauté : les agences font régulièrement ce genre de déclarations, prédisant à chaque fois que l'heure de la sanction approche.

Mais cette fois, la déclaration de Moody's a été prise particulièrement au sérieux par le gouvernement. Marianne2 nous apprend que Nicolas Sarkozy a convoqué en urgence François Fillon, Christine Lagarde et François Barouin pour discuter de la mise en place de la réforme des retraites, quelques heures seulement après la menace de Moody's.

Que risque la France en perdant sa note AAA ?
Le mécanisme qui suit la dégradation de la note souveraine est assez bien connu depuis l'épisode grec. Une dégradation entraîne une perte de confiance des marchés, donc une hausse des taux demandés par les éventuels prêteurs en échange de leur argent. Et au final, une explosion du poids de la dette (les remboursements) qui s'ajoute à la dette elle-même.


Force est de constater que depuis la crise grecque, les gouvernements européens font tous beaucoup d'efforts pour contenter Moody's et consoeurs.

Les agences de notation, ces fameux inconnus
Je ne sais pas si vous avez remarqué, cher lecteur, mais il y a quelques mois personne ne parlait des agences de notations. Standard & Poor's, Moody's, Fitch, ces noms ne disaient pas grand-chose au commun des mortels, sauf si le commun des mortels en question est un assureur suisse.


Mais depuis quelques temps, les agences de notations semblent faire la pluie et le beau temps sur les marchés. Il suffit de se rappeler ce qui s'est passé pour la Grèce à chaque nouvelle dégradation de sa note : une envolée des taux de ses obligations et une nouvelle chute des Bourses. Panique en Europe.

Pourtant les agences reviennent de loin. Accusées d'aveuglement et d'incompétence, et parfois même de complicité, après la crise des subprime, elles ont été sommées de rendre des comptes aux gouvernements et autres autorités financières. Comment avaient-elles pu attribuer des AAA à des produits financiers ou des obligations d'entreprises gangrénées par la bulle immobilière et ses dérivés ? C'est la question qui leur a été posé lors de la première phase de réaction de la crise : les gouvernements ont cherché coupables et complices et ont essayé d'instaurer de nouvelles règles. Elan qui a fait long feu.

Les agences ont fait le gros dos... et ont laissé passer l'orage.

D'autant plus, que les Etats, pour soutenir leurs économies vacillantes, se sont lancés dans de dispendieuses politiques de relance, financées... à crédit.

Tu me tiens, je te tiens par la barbichette...
L'engrenage fatal était lancé. Si vous avez besoin d'argent, vous vous tournez vers votre meilleur ami (qui va vous accorder un prêt sur la foi de votre longue amitié) ou votre banquier (qui va vous demander votre feuille de prêt).


Par contre quand c'est un Etat qui cherche à emprunter, évaluer sa situation s'avère un peu plus compliqué. D'où les agences de notations et l'importance qu'elles ont pris ces derniers temps. Les Etats deviennent prisonniers du jugement des agences et de leurs créanciers.

Les agences de notation sont en train de s'imposer comme un nouvel acteur majeur de la Finance dont les annonces sont plus écoutées que celles d'organisations telles que le FMI. Le problème qui se pose est que les agences sont des sociétés privées régies par des règles opaques loin des critères d'objectivité et d'indépendance que l'on pourrait attendre.

Conclusion : nos gouvernements sont pris au piège d'une logique de réduction des déficits pour plaire aux agences de notations et éviter une dégradation de leur note souveraine. Ce qui laisse présager d'un raidissement des politiques de rigueur partout en Europe, et en particulier en France.